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Sébastien, le connaisseur

Lui, on ne lui la fait pas. Il connaît tout, surtout ce que tout le monde ne connaît pas et il adore détester ce que tout le monde connaît et adore. Ses goûts pointus et son oreille affûtée l’amènent au coeur des cercles parfois un peu trop fermé de la musique ou de la scène. Il connaîtra la plupart de ce qui suit et n’en manquera pas une dissonance.

Il apprécie la dance contemporaine. Le chorégraphe Trajal Harrell qui a imaginé ce qu’il se serait passé en 1963 si un danseur de la Judson Church, fief de la danse postmoderne à New York, avait rejoint la scène des bals voguing à Harlem ou encore la rage, la colère puis l’apaisement dans les mouvements puissants d’Aline Corrêa dans Resistência, la complicité du duo Rotha et Gassama chorégraphié par Michel Schweizer, les célèbres soli de Loïe Fuller revus par Ola Maciejewska. Se perdre dans une cave théâtre érotique parisienne où Gaëlle Bourges a travaillé et dont les fresques murales rappellent celles de Lascaux ? C’est ce qu’elle nous propose dans un voyage-récit, dansé et chanté.

Puis en descendant à l’arrêt M2 d’Ouchy, il sera soudain projeté dans l’ambiance du Caire à l’aide d’un casque que la Cie IF lui transmettra, une immersion sonore en 3D nommée Metro Kairo(s).

Côté musique, il sera intéressé par le style de jeu unique et fascinant du saxophoniste Colin Stetson, par la carrière de la bricoleuse touche à tout Juana Molina, par l’électronique poétique du duo féminin Mansfield TYA et la cumbia psychédélique de Los Pirañas. Il ira aussi revoir les artistes de la région qu’il connaît bien, Massicot, Gros Oiseau, Sapin Magique, Temps Des Nuits ou Tunksten.

Mardi 5 juillet

On part avant l’heure et on se rend au vernissage de l’installation sonore de Sébastien Grosset pendant notre pause de midi. Le Festival commence par le repérage du Garden State avant de monter à la Sallaz pour vivre la première de la Cosa sur La Clairière. Ensuite une halte sur la place dans l’attente de Mansfield TYA ou rapidement une diagonale jusqu’à Ouchy pour Resistência en passant par l’exploration de Métro Kairo(s) avant Made-to-Measure à l’église Méthodiste de la Riponne. On finit quoiqu’il arrive cette première soirée avec le Magnificat de Marta Górnicka sur Les Hauts et en bonne companie.

Mercredi 6 juillet

Ça se complique, on hésite entre le Freestyle des danseurs que l’on verra ensuite dans Suave ou une pièce classique, Une Mezzo, deux marosi, sur la scène flottante du Vieux Port. Ensuite cela s’enchaîne avec Ola Maciejewska qui s’inspire de Loie Fuller sur La Jetée puis avec une pause repas vietnamienne bienvenue dans la fraîcheur du couchant. Ensuite on remonte au centre-ville pour assister à Suave sur La Scène de la Riponne avant l’electro pop de Samba de la muerte qui clôturera  cette deuxième soirée.

Jeudi 7 juillet

Retour au Garden State où il fait bon commencer par retrouver ses amis et suivre le SuperTalk sur la révolution de l’électronique dans la musique. Certains auront préférésquitter plus vite La Cité pour Les Hauts pour voir Urbit & Orbit avant le concert de Radio Elvis. On y mange ensuite tous ensemble thaï en attendant Volcano, puis après un verre ou deux, on s’arrête sur le chemin du retour sur La Riponne pour la bonne ambienace de Victoria + Jean avant d’aller se coucher.

Vendredi 8 juillet

Retrouvailles au Garden State en début de soirée avant Pink for Girls & Blue for Boys face au palais de Rumine.  Après, on essaie de suivre le SuperTalk intitulé Fans and Furious avant de retourner à la Sallaz où l’on profite de manger avant Colin Stetson. Ensuite, rien de plus simple que de revenir sur la bouillonnante Riponne et sa programation rock (Pixvae, The Staches) et Hip hop (Soom T) qui nous prépare physiquement à affronter la Colonie de Vacances suivi du set de Doug Shipton.

Samedi 9 juillet

Journée en ville, pique-nique en musique sur Les Marches après le marché, on se repose et on part en douceur avec Sapin Magique au Garden State où on nous appelle par notre prénom ! SuperTalk sur le Hip hop de circonstance vu le concert de Rusangano Family qui nous attend. Cependant la soirée pourrait prendre un tout autre chemin avec La Sallaz qui propose Lascaux au Studio 15 de la RTS puis Flavien Berger et sa new wave hallucinée. Finalement la soirée se termine sur Les Hauts avec la pièce de Rotha et Gassama. La nuit s’offre à nous à Tridel et on ne saurait résister à l’appel de Jacques et Larry Gus.

Dimanche 10 juillet

Après le brunch et un cours de Yoga au Garden State on se dégourdit de nos longues nuits en déambulant avec le projet Sanctum Garageum (réservé à l’avance) depuis l’esplanade de la Cathédrale. Un dernier SuperTalk qui nous emmène dans un American Rock Trip avant le majestueux Music for 18 Musicians de Steve Reich. Tout patraque, on vole jusqu’au Vieux Port pour un cocktail de fin de week-end à bord d’un pédalo sur le set de Bongo Jo. On en oublierait presque le foot jusqu’à la touche finale pleine de malice de Mangelepa et leur rumba congolaise qui clôt le festival en beauté !