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Yasmina, la curieuse

Sans nul doute la mieux servie, car pour une personne curieuse, le festival offre un large choix. Elle s’aventure volontiers dans les salles de concert, les théâtres ou les festivals de la région, elle prend parfois l’avion sur un coup de tête pour aller voir ces événements dont tout le monde parle à l’étranger, puis elle revient au Festival de la Cité pour y découvrir un peu de tout ça, au pied de son immeuble.

Elle ira voir cet artiste dont le nom revient de plus en plus, Radio Elvis, un groupe qui incarne cette jeune génération osant à nouveau chanter en français sans complexe. Elle se laissera aussi tenter par les métissages de Pixvae, Mesob ou Karl Hector & The Malcouns, les caresses électriques de Vicoria+Jean, celles encore plus intenses de La Colonie de Vacances ou les artistes du cru dont elle a sans doute déjà entendu parler, Kassette, Pandour, The Mondrians ou Scarlett’s Fall. Elle en profitera aussi pour découvrir des spectacles habituellement présentés que dans les salles : de la danse aux allures de comédie musicale avec Volcano de Liz Kinoshita, du cirque inclassable avec La Cosa de Claudio Stellato et elle fera inévitablement un petit tour par le Garden State niché toute la semaine sous l’Arche du Pont Bessières. Elle suivra aussi des projets liés à un sujet de société toujours d’actualité : la place et la parole des femmes dans l’espace public dont Magnificat, un coeur protestataire d’une trentaine de femmes polonaises de tous bords orchestré d’une main de maître par Marta Görnicka ou Les Hommes de Parole de Sébastien Grosset, une installation sonore dans le couloir du presque invisible Bureau de l’égalité, rue Caroline.

Mardi 5 juillet

On commence le Festival sur les hauts et on va voir le cirque brut de La Cosa dans la Clairière (qu’on aura réservé) ainsi que  le concert de Mansfield Tya. Ensuite on retrouve ses amis, qui ont préférés le Trip Hop de Tunksten, pour aller voir Made-to-Measure dans l’église Méthodiste. Puis on revient sur La Place en faisant le détour du Great Escape pour voir Gros Oiseau. On en profite pour tester un nouveau plat servi dans l’un des Food Truck que l’on déguste sur Les Marches en regardant les danseurs de Suave. Si l’énergie nous porte, on attend même les 12 coups de minuit pour danser sur l’afrobeat de Pat Thomas.

Mercredi 6 juillet

Avec enthousiasme, aujourd’hui le métro nous conduit jusqu’à Bessières direction le Garden State. On en profite sur le chemin pour découvrir l’installation « Les hommes de parole » dans le couloir du bureau de l’égalité. Après le supertalk sur les « bad girls » de la musique arabe, on file vite au Great Escape pour Massicot  où on rejoint directement la Sallaz pour Bertrand Bellin. Finalement, il est l’heure de manger et on se laisse aller pour du thaï qui émoustille nos sens qui seront mis à l’épreuve par le Magnificat de Marta Górnicka avant une fin sur les rythmes de Samba de la muerte sur La Place de la Riponne.

Jeudi 7 juillet

On a rendez-vous au bord de l’eau et on en profite en route pour voyager sans trop bouger avec le projet Metro Kairo(s). Un rafraîchissement et un tour de pédalo sur un air classique du Quatuor Parallèle et on est prêt pour la chorégraphie d’Ola Maciejewska. Après l’électro folk de Juana Molina, ancienne star de télénovela argentine, on remonte à la Riponne pour le concert de Victoria + Jean.

Vendredi 8 juillet

Pour ce début de week-end, on s’est réservé la déambulation artistique Sanctum Garageum pour se dégourdir les jambes. Et avant un Supertalk, on se laisse capter par la pièce de danse Pink for Girls & Blue for Boys sur La Place. Après ça se complique… Une soirée sur Les hauts avec de la danse (Volcano et Lascaux) et le jazz de Colin Stetson ou plutôt rock entre la Riponne et le Great Escape (The Mondrians, Pixvae, The Staches ) avec une pointe de magie à la Cathédrale et  le Projet Fantôme. Bref, de toute manière que cela soit après le live de Soom T ou déjà sur les hauts, on se retrouve tous à Tridel pour La Colonie de Vacances et le dancefloor chauffé par Doug Shipton.

Samedi 9 juillet

Après nos activités nocturnes et celle de la traditionnelle journée du samedi, dont un brunch en musique sur Les Marches pendant le marché de la Riponne, on se prélasse au Garden State sur la pop chamanique de Sapin Magique. Puis on suit la conférence sur un siècle de Hip hop ou, si on ne tient pas en place, on se laisse tirer par une amie à La Clairière de la Sallaz pour Léger Démélé et on profite des hauteurs avec Scarlett’s Fall en mangeant un burger de Poper. Il s’agit surtout de se remettre d’aplomb pour le Hip hop de Rusangano Family et l’enchainement endiablé de Pandour, Calypsodelia et 47 Soul. Si on devait avoir un petit coup de fatigue, rien de tel que Palenque au Vieux Port d’Ouchy avec un cocktail les pieds dans l’eau. Et Pour les plus motivés, il s’agit de profiter des afters à Tridel avec DJ Jacques et Larry Gus jusqu’au bout de la nuit.

Dimanche 10 juillet

Allez, on se lève et c’est parti pour du Yoga au Garden State ou toute autre activité réparatrice et l’on y écoute une conférence intitulée American Rock Trip. Revigorée, on se presse sur la Riponne pour la pièce de Steve Reich qui semble une expérience en soi. Finalement, on revient vers le lac pour manger une glace et s’offrir un cocktail au son du set de Bongo Jo qui parvient à couvrir l’enthousiasme footbalistique … Et on termine cette semaine folle sur l’ultime concert du Festival des Mangelepa dont la rumba congolaise mettra la touche finale colorée et souriante à nos souvenirs.