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King Ayisoba

Horaires

Mardi 4 juillet, La Face Nord
22:30 - 23:30

King Ayisoba (Ghana)

Musique du monde / Kologo Power

Sur les deux cordes sensibles

“A l’âge de 4 ans, je ne marchais toujours pas. Un visiteur venu du Burkina Faso a dit à mon père qu’il fallait me faire un kologo car, d’après lui, j’étais pris par l’esprit de cet instrument dont jouait mon grand-père. Ce kologo fut mon premier, et j’ai pu commencer à marcher.» Au journal Le Monde en avril passé, King Ayisoba racontait comment la musique l’accompagne littéralement depuis ses premiers pas. Et comment il est devenu presque logiquement le roi incontesté du kologo, un luth à deux cordes utilisé dans le folklore de l’Afrique de l’ouest. 

Né au Ghana en 1974, le musicien fut catapulté star nationale il y a dix ans en imposant presque par hasard son instrument hautement traditionnel auprès de la jeunesse ghanéenne. Son tube I Want to see You, my Father est sacré “chanson de l’année” en même temps que “chanson traditionnelle de l’année”. Difficile de réconcilier plus franchement les générations. Par la force de ses compositions et les modulations puissantes de sa voix, passant des aigus vibrillionant à des graves féroces, King Ayisoba maintient sa musique proche des rituels anciens et des mantras hypnotiques. «Quand je joue et je chante, je suis pris par l’esprit du kologo et j’entre en transe. Une fois que je suis dedans, c’est difficile d’arrêter.»

Cinq albums dans sa besace, le roi Ayisoba vient de publier son dernier-né, 1000 Can Die, chanté en majorité dans les dialectes ghanéens Twi et Frafra. Le groove du kologo se nourrit d’une dynamique de groupe, son spectre sonore limité n’empêchant pas le virtuose de mêler rythme et mélodie dans un même effet captivant. Le monarque est aidé en cela par sa dégaine de rock star, avec ses majestueux dreadlocks et ses habits flashy. Royal!

À propos de King Ayisoba

Né à Bolgatanga dans le Ghana rural, King Ayisoba est un prodige du kologo et joue localement jusqu’à ce qu’il épuise toutes les possibilités de la région. Il déménage à Accra, la plus grande ville du pays, où il sort finalement la chanson « I Want to See You, my father. »  Rien de moderne dans ce morceau, pas de rap ou de hip hop, pas de son électronique. Malgré tout, il conquière le pays et ancre fermement la tradition dans la musique actuelle.

La musique de King Ayisoba est une arme puissante pour les traditions du Ghana. Ce qu’il voulait, c'était jouer avec un groupe, pour rassembler ce qu’il appelait du « man-power » et donner du dynamisme à son son. Sur l’album « Wicked Leaders », produit par Zea, c’est exactement ce qu’il fait.

 Ayisoba tourne ensuite en Europe avec  Zea, avec un groupe qui est maintenant composé de guitares et de musique électronique live. Francis Ayagama rejoint le groupe de King Ayisoba au djembe et aux percussions bemne.

En acoustique ou accompagné de beats électronique, la force qui propulse l’album 1000 Can Die vient du groupe lui-même, du sens de  l’histoire qui forme chaque morceau de musique. C’est là, dans chaque musicien.  Ils rentrent tous à la maison et travaillent à la ferme. Ils sont connectés à la terre, et les chansons font parties de la récolte qu’ils ramènent des champs et de leurs propres familles.

Sur 1000 Can Die, King Ayisoba creuse un nouveau futur pour le sol du Ghana.

Galerie

Crédits

Chant | Kologo: King Ayisoba

Dance | Chant | Dorgo: Abaadongo ADONTANGA

Guluku | Percussion dundun: Gemeka ABOBE AZURE

Djembe | Percussion bemne: Ayamga FRANCIS

Sinyaka | Chant: Ayuune SULLEY


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